Constipation

Définition

La constipation (d’après le latin co- : « avec »+ stipare : “rendre raide, compact”) est une difficulté à déféquer. Les selles sont alors généralement dures et de petit volume. Plusieurs définitions médicales coexistent, la plus courante est : « moins de 3 selles par semaine et/ou difficultés à exonérer. »

La constipation se produit quand les selles se déplacent trop lentement le long du gros intestin. Les matières fécales qui restent dans l’intestin trop longtemps avant leur évacuation deviennent dures et sèches. Leur expulsion est éventuellement difficile, douloureuse et peu fréquente.

Cause

  • Anomalie du contenu des selles : lorsqu’elles ne sont pas assez riches en eau ni en fibres en particulier. Ce type de constipation est courant chez les personnes dénutries : anorexie mentale, dépression, démence ainsi que lors de maladies graves et chroniques.
  • Diminution de la motricité digestive : liée à une insuffisance d’exercice physique, une prise excessive de laxatifs, un côlon irritable.
  • Prise de médicaments constipants : opioïdes, anticholinergiques, calcium…
  • Plancher pelvien spastique liée à un excès du tonus sphinctérien, dont la décontraction n’est pas obtenue au cours de la défécation.
  • Causes psychogènes : on retrouve souvent un stress lié à la défécation, volontiers liée à un apprentissage problématique de la propreté, mais aussi maltraitance, abus sexuels dans l’enfance.
  • Stress du manque d’hygiène des toilettes, qui bloque la défécation.
  • La laxkophobie (une crainte psychologique permanente d’avoir une diarrhée à un moment ou à un endroit dépourvu de toilettes), ce qui retarde ou stoppe la défécation.
  • Conditionnement social : les gens comparent souvent le séjour à la toilette à une perte de temps ; ils perturbent ainsi le réflexe en retardant l’exonération.
  • Flore intestinale: une diminution de la flore bifidogène et une augmentation de la flore méthanogène peut augmenter le risque de constipation1. La production de méthane semble entraîner un ralentissement du transit intestinal.
  • Des subluxations vertébrales lombaires peuvent causer une certaine constipation.

Traitement

Boire suffisamment, tout en évitant l’alcool et les boissons caféinées, qui déshydratent et peuvent irriter le côlon. Toutefois, si la constipation est chronique et qu’elle est accompagnée d’une irritation intestinale, il faut éviter de modifier trop soudainement son alimentation. Aussi faire vérifier sa colonne lombaire par un chiropraticien peut être bénéfique.

Prévention

Adopter une alimentation riche en fibres. Les aliments d’origine végétale – fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes, noix et graines, algues – contiennent tous des fibres alimentaires, tandis que ceux d’origine animale n’en contiennent pas. On distingue 2 types de fibres : les fibres insolubles et les fibres solubles. Généralement, les végétaux renferment ces 2 types de fibres, les fibres insolubles étant les plus abondantes. Quelques végétaux seulement contiennent des fibres solubles en bonne quantité.

La cellulose, l’hémicellulose et la lignine sont des fibres insolubles. Elles préviennent la constipation en absorbant beaucoup d’eau, ce qui augmente le volume des selles et stimule les contractions de l’intestin.

La pectine, la gomme et les mucilages sont des fibres solubles.

Boire suffisamment. Il est généralement recommandé d’absorber de 2 à 3 litres de liquide par jour, dont une bonne partie est apportée par les aliments. De façon générale, on suggère de boire de 6 à 8 verres d’eau quotidiennement, entre les repas. Les eaux minérales riches en magnésium ont un effet laxatif doux et peuvent être privilégiées en cas de constipation.
Exercice physique régulier. Marcher, pédaler, être actif physiquement a une influence sur les muscles abdominaux et favorise le transit intestinal.

Répondre au besoin d’aller à la selle dès qu’il se présente. Après avoir mangé, les intestins entrent dans une vague de contractions afin d’évacuer les selles. Il s’agit d’un réflexe naturel qui aide à la sortie des selles en douceur. En n’écoutant pas l’envie d’aller à la selle, l’évacuation devient plus difficile.

On recommande aux personnes constipées de se rendre à la toilette 2 fois par jour, environ 30 minutes après les repas et de ne pas faire d’efforts de poussées pendant plus de 5 minutes (car cela augmente le risque de crise d’hémorroïdes). Ce « rituel » favorise l’évacuation régulière des selles, notamment chez les enfants.

Ne pas ignorer un stress émotionnel important.

En chiropratique, le docteur regarde pour des interférences nerveuses au niveau lombaire qui peuvent prévenir le bon fonctionnement de certains organes reliés à cette région.

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